ÉCONOMIE. Placée en redressement judiciaire fin 2024 puis reprise à la barre par le groupe ACI en février dernier, la société Hachette et Driout est à nouveau plongée dans un épais brouillard.
Plus d’un an, déjà, que la galère poursuit la fonderie Hachette et Driout et ses salariés. Le 3 décembre 2024, la société, alors détenue par le groupe CIF de Bussy, était placée en redressement judiciaire à la demande de la direction. Trois mois après le lancement de la procédure, le tribunal de commerce de Dijon validait la reprise des aciéries par le groupe lyonnais ACI (Alliance de compétences industrielles). Le 3 mars, le ministre de l’Industrie Marc Ferracci était même venu faire une visite de l’entreprise, pour échanger avec les dirigeants et les élus locaux sur les perspectives de développement du fleuron local.
Coup de tonnerre, le 1ᵉʳ octobre dernier, avec le placement en redressement judiciaire… de l’actionnaire, ACI. Dans nos colonnes, quinze jours plus tard, le président du groupe lyonnais Philippe Rivière se montrait optimiste. « Si on nous fait confiance, nous pourrons sortir par le haut », affirmait-il. Le lendemain, le tribunal des activités économiques de Lyon plaçait ACI sous administration judiciaire et Philippe Rivière perdait la main.
À ce jour, la fonderie est à la recherche d’un repreneur. Les salariés, lassés par la situation, espèrent une annonce en ce sens dans les prochaines semaines. La crainte d’une liquidation judiciaire étant concrète.


