En Creuse, quel avenir pour les fonderies Fraisse à Aubusson après leur reprise par le groupe Carlesimo ?
Elles font partie du patrimoine industriel creusois. Nées dans l’immédiat après-guerre, les fonderies Fraisse, à Aubusson, viennent d’être reprises par le groupe français Carlesimo. Avec quelles perspectives pour l’entreprise spécialisée dans la réalisation de pièces en alliages d’aluminium et sa trentaine de salariés ?
Par François Delotte
Publié le 18 février 2026

C’est une institution dans le petit monde industriel creusois. Créées en 1945, les fonderies Fraisse, à Aubusson, appartiennent à la famille dont elles portent le nom depuis 1962. Ou plutôt « appartenaient », car les établissements spécialisés dans la réalisation de pièces en alliages d’aluminium ont changé de mains, en ce début d’année 2026.
L’entreprise vient en effet d’être reprise par Carlesimo Groupe, que son dirigeant, Jonathan Carlesimo, présente comme « un holding industriel français » s’inscrivant dans « les métiers de la fonderie et de la transformation des métaux ».
Les fonderies en difficulté économique ?
Qu’est-ce qui a poussé ce fondeur répondant surtout à des marchés très spécifiques (lire par ailleurs) à s’intéresser à la société familiale creusoise qui emploie aujourd’hui une trentaine de personnes ? Cette opération « s’inscrit pleinement dans notre stratégie de renforcement et de diversification de nos procédés en aluminium », expose Jonathan Carlesimo. Qui poursuit :
« Jusqu’à présent, le groupe ne disposait pas des technologies de moulage au sable à verre (à vert), ni de coulée basse pression, qui constituent des procédés complémentaires à forte valeur ajoutée. […] Désormais, le groupe est en mesure de proposer quatre procédés de coulée aluminium au sein d’un même ensemble industriel et 100 % français. »
Notons par ailleurs que le dirigeant de Carlesimo présente également le groupe comme étant spécialisé « dans la reprise et le redressement
